Prises de position de la FPJQ

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire, dans les commissions parlementaires, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans les conseils municipaux, auprès des juges, de la police et des organismes publics dont les politiques de communication entravent le travail des journalistes.

« La FPJQ s’est battue pour la liberté de la presse. Elle est derrière nous tous les jours. Et elle doit le demeurer. C’est pour ça que j’ai ma carte. »

Antoine Trépanier

Journaliste à Radio-Canada Ottawa/Gatineau, arrêté le 13 mars 2018 pour harcèlement criminel alors qu'il tentait d’obtenir une entrevue avec une intervenante.


Voici les prises de position de la FPJQ.

Pas d’accusation contre un journaliste qui a fait son travail : la FPJQ satisfaite

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) prend acte de la décision du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de ne pas porter d’accusation contre le journaliste Michaël Nguyen, mais considère toujours que la procédure à l’origine de l’affaire était une atteinte à la liberté de presse.

En 2016, le journaliste du Journal de Montréal et membre du conseil d’administration de la FPJQ a vu son ordinateur saisi par la Sûreté du Québec à la suite d’une plainte du Conseil de la magistrature, qui prétendait avoir été victime d’une « intrusion » sur son site Internet. Or, Michaël Nguyen avait simplement fait une recherche sur un moteur de recherche pour étayer un article qu’il écrivait sur une juge de la Cour du Québec.

 

Au lendemain de la saisie de l’ordinateur de Michaël Nguyen, les députés de l’Assemblée nationale avaient adopté une motion rappelant « l’importance du respect du principe de protection des sources journalistiques ».

 

La Fédération estime que, même si le DPCP ne porte pas d’accusation, la saisie de l’ordinateur d’un journaliste qui faisait son travail est une atteinte grave à la liberté de presse.

 

Michaël Nguyen avait révélé dans un article que la juge Suzanne Vadboncoeur comparaîtrait devant le Conseil de la magistrature pour avoir insulté un constable du palais de justice de Montréal après un souper de Noël, en 2015.

 

« Révéler des faits d’intérêt public n’est pas un crime, ça s’appelle du journalisme et ça doit être défendu, pas pourfendu », a déclaré Jean-Thomas Léveillé, vice-président de la FPJQ.

 

Selon le Journal de Montréal, l’ordinateur de Michaël Nguyen lui sera bientôt rendu, près de trois ans après la perquisition qui avait mené à la saisie.

 

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec est la plus grande association de journalistes au Canada. Elle défend la liberté de presse et le droit du public à l’information.

 

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