Billets

Depuis janvier 2018, vous retrouvez chaque semaine, à la fin de votre lettre InfoFPJQ, sous la plume de journalistes et chroniqueurs bien connus, un point de vue ou une analyse sur l’actualité médiatique.

Évidemment, les propos tenus dans le billet n’engagent que leur auteur.

Et la culture, bordel ?

Par Nathalie Collard

Jacques Chirac n’était pas le plus intellectuel des présidents français. Pourtant, lorsqu’il est décédé, celui qui a également été maire de Paris a été l’objet de nombreux témoignages provenant du monde de la culture. Les éditeurs ont souligné son amour des livres (il en a publié quelques-uns et avait visité le Salon du livre de Paris à plusieurs reprises lorsqu’il était président). On a rappelé qu’il avait créé le musée du quai Branly (qui porte aujourd’hui son nom), et qu’il avait également donné son nom à une fondation dont la mission est de préserver les langues rares et les spécificités culturelles menacées. Bref on peut dire que Jacques Chirac avait la culture à cœur.

Cette relation chaleureuse entre un politicien et le monde culturel m’a d’autant plus frappée qu’à moins de 20 jours des élections fédérales, je constate que la culture est la grande absente de cette campagne électorale. Comme je suis journaliste à la section culturelle d’un grand quotidien, j’y suis particulièrement sensible. 

Une photo d’Elizabeth May avec une tasse réutilisable et une paille en métal

Par Christian Noël

Une image banale, mais symbolique qui démontre que la chef du Parti vert se préoccupe de l’environnement et s’assure de ne pas utiliser du plastique à usage unique. Une image bien en évidence sur le site du parti.

Sauf que l’image est fausse. Elle a été « photoshoppée » par un membre zélé du parti, pour y ajouter ladite paille réutilisable, de même qu’un logo du Parti vert sur la tasse.

Comment ça va?

Par Hugo Meunier

C’est la question que se font apparemment poser en boucle les nombreux artisans des quotidiens régionaux du Groupe Capitales Médias, qui a entamé le mois dernier des procédures pour déclarer faillite.

C’est d’ailleurs exactement la question que je voulais poser à mes camarades travaillant pour ces journaux indispensables éparpillés aux quatre coins de la province. C’est ce qui manquait aussi, à mon avis, à l’intense couverture entourant les difficultés financières sans précédent de l’ex Gesca, acquise en 2015 par Martin Cauchon.

Tout n’est pas une fausse nouvelle 

Par Camille Lopez

Comme bon nombre de journalistes vérificateurs des faits, j’aime de moins en moins l’expression « fausse nouvelle ». Tout comme le climat social et politique, le mandat des fact-checkers a évolué. Le vocabulaire devrait peut-être suivre.

Une immense vague d'amour

Par Catherine Lafrance, directrice générale de la FPJQ

Normalement la fin du mois d'août, cette espèce d'entre-deux où les journées raccourcissent, les nuits rafraichissent et que l'actualité est encore un peu au ralenti, nous amène tout en douceur vers septembre et sa frénésie. Cette année, l'annonce du Groupe Capitales Médias, qui s'est placé sous la protection de la loi sur la faillite et l'insolvabilité, nous a catapultés hors de la farniente estivale assez brutalement, merci.

Sommes-nous prêts ?

Par Jeff Yates

Il y a quelques semaines, j’ai participé à un colloque sur la désinformation électorale, organisé à Toronto par le Forum des politiques publiques et l’École Max-Bell de politiques publiques. 

La justice comme au casino

Par Mathieu Roy-Comeau

 

S’il est un système qui peut se targuer d’avoir mis en place des barèmes et des codes précis pour toute son organisation, c’est bien le système de justice. Afin d’assurer à tous un traitement juste et équitable, le système de justice a mis en place des règles et des procédures minutieuses. Au Nouveau-Brunswick, cependant, cette façon de faire ne s’applique pas quand vient le temps de négocier avec les journalistes.

La faute des autres

Par Gabrielle Brassard-Lecours

 

Les géants du Web, les décisions gouvernementales, l’iniquité des redevances, la compétition entre médias : invoquer uniquement ce genre de cause pour justifier des mises à pied révèle un manque de créativité, voire d’ambition. On ne peut pas tout mettre sur le dos de la fameuse « mauvaise conjoncture ». Je fais référence à la récente annonce de la direction du Groupe TVA, qui abolit 68 postes.

Maudite chicane

Par Josée Legault

Ça fait très, très longtemps que le sujet joue sur ma patience, pourtant grande. Depuis aussi longtemps que je puisse me rappeler, au Québec, le mot « chicane » nous sert de béquille langagière, au point de gommer des phénomènes nettement plus complexes.

Y a-t-il un journaliste dans la salle (et, si oui, qu’il sorte) ?

Par Jean-François Cliche

Ce nest peut-être pas encore une «mode», mais cest arrivé assez souvent ce printemps pour quon se pose quelques questions.