Prises de position de la FPJQ

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire, dans les commissions parlementaires, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans les conseils municipaux, auprès des juges, de la police et des organismes publics dont les politiques de communication entravent le travail des journalistes.

« La FPJQ s’est battue pour la liberté de la presse. Elle est derrière nous tous les jours. Et elle doit le demeurer. C’est pour ça que j’ai ma carte. »

Antoine Trépanier

Journaliste à Radio-Canada Ottawa/Gatineau, arrêté le 13 mars 2018 pour harcèlement criminel alors qu'il tentait d’obtenir une entrevue avec une intervenante.


Voici les prises de position de la FPJQ.

Vice Québec : la FPJQ demande à la Couronne de porter l’affaire en appel

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) souhaite que la Couronne porte en appel la décision de la Cour du Québec, dans l’affaire du journaliste Simon Coutu qui avait porté plainte contre Raphaël Lévesque, du groupe Atalante. 

La FPJQ déplore l’acquittement de l’accusé sur tous les chefs dans cette affaire. Les gestes à l’origine de ces accusations sont bel et bien, selon la Fédération, de l’intimidation.

Le 23 mai 2018, Raphaël Lévesque et six autres personnes masquées avaient fait irruption dans les bureaux de Vice Québec, lançant des tracts, notamment. Entourant le journaliste, le groupe lui avait remis un « Prix média poubelles » contenant des mégots de cigarettes.

« Quand on intimide des journalistes, c'est le public qui risque d'être moins informé, a déclaré le vice-président de la FPJQ, Jean-Thomas Léveillé. Dans aucun contexte professionnel une telle visite de gens masqués, s'introduisant dans un bureau privé en chahutant, ne serait acceptable. »

La FPJQ s’inquiète du jugement, qui, en blanchissant Raphaël Lévesque et en considérant qu’il avait agi dans les limites de la liberté d’expression, pourrait encourager d’autres groupes ou individus à s’en prendre à des journalistes.

« Est-ce qu'un ou une juge considérerait une telle irruption dans son bureau d'un citoyen mécontent d'une de ses décisions comme une expression légitime de sa liberté d'expression ? Bien sûr que non. » a précisé Jean-Thomas Léveillé.

La Fédération rappelle que les citoyens qui souhaitent critiquer le travail des journalistes, ce qui est leur droit le plus légitime, peuvent se tourner vers différentes instances : tribunaux, ombudsman, Conseil de presse du Québec, au lieu de se rendre dans des entreprises de presse sans y être invités.

-30-

 

Pour toute demande d’entrevue : 514-771-4568 ou info@fpjq.org

Retour à la liste des prises de position
 

Inscription à l'infolettre

Restez informé(e) de nos nouvelles et des activités à venir