Prises de position de la FPJQ

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire, dans les commissions parlementaires, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans les conseils municipaux, auprès des juges, de la police et des organismes publics dont les politiques de communication entravent le travail des journalistes.

« La FPJQ s’est battue pour la liberté de la presse. Elle est derrière nous tous les jours. Et elle doit le demeurer. C’est pour ça que j’ai ma carte. »

Antoine Trépanier

Journaliste à Radio-Canada Ottawa/Gatineau, arrêté le 13 mars 2018 pour harcèlement criminel alors qu'il tentait d’obtenir une entrevue avec une intervenante.


Voici les prises de position de la FPJQ.

Une refonte rapide de la Loi sur l’accès à l’information demandée

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Le journaliste de Radio-Canada, Thomas Gerbet, a dévoilé, dans les derniers jours, une situation particulière concernant une demande d’accès à l’information en lien avec l’annonce du retour du couvre-feu le 30 décembre dernier. Un document entièrement caviardé lui a été remis (photo).

Le président de la FPJQ, Michaël Nguyen, a dénoncé cette pratique et demande une révision rapide de la Loi sur l’accès à l’information. « La FPJQ veut souligner le travail du journaliste Thomas Gerbet, et de son employeur Radio-Canada, qui n’a pas lâché le morceau devant la machine étatique qui a tenté d’utiliser des clauses de la Loi d’accès à l’information pour cacher cet avis éthique défavorable. Sans le journaliste et ce média, le public n’aurait peut-être jamais eu connaissance de cet autre exemple illustrant à quel point la Loi d’accès doit être revue. Un document entièrement caviardé, de la première à la dernière ligne, est l’une des nombreuses illustrations de l’importance de la transparence dans les organisations publiques. C’est l’un des fondements de notre société démocratique », a indiqué M.  Nguyen.

Pour expliquer la mise en place du couvre-feu, l'ex-directeur national de la santé publique Horacio Arruda tentait de trouver des études justifiant la décision quelques heures avant l’annonce en conférence de presse.  Deux études étrangères et ontariennes ont finalement été citées par le ministère dans un communiqué le soir de l’annonce. Par la suite, l’opposition a demandé au gouvernement de dévoiler les avis scientifiques à ce sujet.Un échange de courriels dévoilé mercredi a révélé qu'un avis éthique avait été diffusé à l’interne, le 29 décembre, mais les deux pages du document ont été entièrement caviardées.

« Cette affaire est un des nombreux exemples démontrant qu’à travers le temps, la Loi d’accès à l’information a malheureusement été détournée pour justement cacher ce qui devrait être public. Adoptée il y a 40 ans, la Loi était censée amener plus de transparence dans l’appareil gouvernemental. Il est temps de la dépoussiérer, pour que son essence même soit préservée et que les gens n’aient plus à se battre pour obtenir des documents publics, quels qu’ils soient », réclame le président de la Fédération.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1865755/sante-publique-arruda-couvre-feu-etudes-quebec-justifier-annonce

(Photo courtoisie Thomas Gerbet, Radio-Canada)

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