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Un mot du président

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Chers collègues journalistes,  

Après six ans à siéger au conseil d'administration de la FPJQ, dont trois à titre de président, j'ai décidé de ne pas solliciter un nouveau mandat. Ce qui a été une belle aventure se terminera donc le 17 novembre prochain. Je tire ma révérence avec, certes, un petit pincement au cœur, mais surtout avec le sentiment du devoir accompli.

Nous avons mené plusieurs combats de front, à la FPJQ, et remporté des batailles cruciales. Celle sur la Loi sur l'accès à l'information, notamment. Amener le gouvernement à réformer cette loi désuète, c'était mon premier défi en entrant en poste. Il s'est révélé complexe à souhait.   

Puis il y a eu le scandale de l'écoute électronique illégale des conversations téléphoniques de certains journalistes, faite par la police. Nous l'avons dénoncé, ainsi que la nonchalance de certains juges qui autorisaient cette écoute. La commission Chamberland a changé les règles, Dieu merci.  

Nous n'en sommes pas restés là; nous avons mené un lobbying intensif auprès des gouvernements, à la fois à Québec et à Ottawa, pour obtenir une véritable protection des sources journalistiques. La loi qui en a résulté est aujourd'hui un des aspects importants de notre éternel combat pour la liberté de la presse. 

Aujourd'hui, notre lutte s'est déplacée sur le front de la désinformation. Si ce combat est très loin d'être gagné, cela ne nous empêche pas d'œuvrer à rétablir la vérité. La création du programme #30secondes avant d'y croire est un de nos outils les plus performants pour y arriver. Mis sur pied entre autres par l'ancienne journaliste et directrice à l'information à Radio-Canada, Line Pagé, il connaît un succès phénoménal, ce qui témoigne de sa nécessité. 

Bref, nous avons mené un combat quotidien pour maintenir une presse libre et en santé, dans un univers de plus en plus hostile, où les journaux, pour ne parler que d'eux, tentent de survivre.  

Ce combat n'est pas terminé, mais il est temps pour moi de passer le flambeau à un nouveau président ou une nouvelle présidente, qui sera élu(e) en novembre. Avant, toutefois, j'en profite pour remercier ceux et celles qui m'ont appuyé dans cette grande aventure au cours des dernières années : Jean-Thomas Léveillé, vice-président, Valérie Gaudreau, secrétaire-trésorière, Catherine Lafrance directrice générale, Leslie Humblot, coordonnatrice des services aux membres, Guilaine Spagnol, coordonnatrice aux évènements, ainsi que tous les employés de la permanence avec qui j'ai eu le plaisir de travailler. 

On a beau dire, on a beau faire, rien ne nous prépare à devenir président de la FPJQ. Quand j'ai accepté ce mandat, je ne savais pas dans quoi je m'embarquais. Il y a eu les longues soirées à refaire le monde médiatique, les nuits écourtées par les préoccupations et les entrevues à l'aube pour les émissions matinales, les allers-retours à Québec ou à Ottawa, les erreurs, les bévues, les bons coups, les cours en accéléré sur le leadership. La FPJQ a été au centre de toutes mes activités depuis trois ans. Au final, ce qui me reste, c'est la conviction d'avoir fait pour le mieux, le sentiment d'avoir appris. Beaucoup. Et d'en sortir grandi. 

La période de mise en candidature pour le poste de président, secrétaire-trésorier, ainsi que cinq des dix postes au conseil d'administration s'ouvre demain, et j'invite nos membres à s'impliquer. 

Pour ma part, je vais relever de nouveaux défis à CTV, où je travaille depuis plus de 25 ans. Bell Média m'a donné la flexibilité et l'indépendance nécessaire pour faire ce travail, et pour cela je le remercie. 

D'ici là, nous allons nous revoir au congrès à Saint-Sauveur du 14 au 17 novembre prochain. 

Stéphane Giroux 

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