Depuis 1969, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de la presse et le droit du public à l’information.
13 février 2026
MONTRÉAL, 13 févr. 2026 -- Faut-il limiter la liberté d’expression des chroniqueurs dans les médias, comme le demande la députée de la Coalition Avenir Québec, Valérie Schmaltz ?
Crédit photo : Journal de Québec
La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) est profondément inquiète de voir un élu tenir de tels propos, qui menacent la liberté d’expression et le droit du public à l’information.
« Je pense qu’à un moment donné, il faut imposer certaines limites dans des chroniques journalistiques », a déclaré Mme Schmaltz au journaliste Marc-André Gagnon du Journal de Québec.
La députée caquiste réagissait à un texte d’opinion du journaliste Rémi Nadeau, chef du bureau parlementaire pour le Journal de Québec. La chronique intitulée « Le chaos caquiste condamne le gouvernement au neutre » avançait que plus personne ne tient le gouvernail au gouvernement du Québec depuis l’annonce de la démission du premier ministre François Legault.
Alors qu’elle a été relancée par des journalistes à l’effet que sa proposition menacerait la liberté d’expression, Valérie Schmaltz a ajouté : « Il y a des limites, il y a toujours des limites. »
« On comprend très bien que la députée Schmaltz n’a pas apprécié la chronique de Rémi Nadeau et c’est son droit le plus strict. Mais s’il faut imposer des limites chaque fois qu’un élu n’aime pas une chronique ou un reportage journalistique, soyons clair : ça s’appelle de la censure », rappelle Éric-Pierre Champagne, président de la FPJQ.
La FPJQ demande au premier ministre François Legault de rappeler à sa députée que la liberté d’expression est une valeur sacrée au sein d’une société démocratique et que le gouvernement n’envisage nullement de censurer le travail des journalistes et des médias.
« Si la députée Schmaltz juge que Rémi Nadeau a commis une faute déontologique, elle doit le dire clairement et porter plainte au Conseil de presse du Québec. Sinon, sa proposition n’est qu’une vulgaire tentative de museler les médias », soutient Éric-Pierre Champagne.
La Fédération professionnelle des journalistes du Québec est la plus importante association de journalistes au Canada. Elle défend la liberté de la presse et le droit du public à l’information. Elle représente quelque 1400 membres dans plus de 250 médias écrits et électroniques qui pratiquent tous les métiers de l’information : reporters, recherchistes, réalisateurs, animateurs, chroniqueurs, photographes et autres.
Éric-Pierre Champagne : echampagne@lapresse.ca
Président FPJQ
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