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Prix Judith-Jasmin

Les lauréat·es des prix Judith-Jasmin célébré·es au Congrès 2025 de la FPJQ

Cette année, près de 200 journalistes ont soumis près de 400 candidatures. Les œuvres présentées devaient avoir été publiées ou diffusées entre le 1er avril 2024 et le 31 mars 2025.

Les prix ont été remis dans dix catégories, en plus d’un Grand prix du reportage de l’année, au cours d’un gala tenu le samedi 8 novembre à l'Hôtel Universel - Centre de congrès de Rivière-du-Loup.

Sous la coanimation d’Hugo Meunier, d’Urbania, et d’Annabelle Blais, du Journal de Montréal, la soirée a rendu hommage à la rigueur, la créativité et l’engagement des journalistes récompensés.

Un montant de 500 $ a été attribué à chaque lauréat·e de catégorie, et un Grand prix de 2 000 $ a été remis pour la meilleure œuvre, toutes catégories confondues.

 

Lauréat·e·s — Prix Judith-Jasmin 2024 


Catégorie Sports

Gagnante : Ariane LacoursièreLe sport dans la joie (La Presse, 9 février 2025)
Autre personnes impliquée : Olivier Jean

Résumé : En Norvège, le sport est d’abord une affaire de bonheur collectif. Ce reportage a mis en lumière une approche unique, centrée sur le plaisir et l’inclusion, qui inspire jusqu’au Québec.

Jury : Roby St-Gelais, Marie-José Turcotte, Marc Brassard
 

Catégorie Grand reportage

Gagnante : Karine TremblayL’envers du chocolat (série de cinq reportages) (Les Coops de l’information, 11, 12, 19, 26 janvier et 2 février 2025)
Autre personne impliquée : Simon Séguin-Bertrand, photographe

Résumé : Une incursion bouleversante en Côte d’Ivoire auprès des paysans du cacao, pour révéler l’envers de l’industrie du chocolat et ses inégalités persistantes.

Mention spéciale : Alexis RiopelC’est ça, l’effondrement ? (Revue Liberté, hiver 2025)

Résumé: Un reportage littéraire et réfléchi sur les vulnérabilités environnementales et sociales d’Hawaï, qui offre une réflexion universelle sur la fragilité de nos sociétés et se distingue par sa rigueur et sa sensibilité.

Jury : Marie-Christine Bouchard, Roland-Yves Carignan et Pierre Sormany


Catégorie Affaires judiciaires

Gagnante : Priscilla Plamondon Lalancette De Jérémie Perron à Jennifer : la transition d’un délinquant sexuel dérange (Radio-Canada, 16 et 30 janvier 2025)

Résumé : Un reportage rigoureux et équilibré sur un sujet sensible, qui a suscité un vaste débat sur la réinsertion, la justice et la perception du public.

Jury : Serge Labrosse, Saïd Khalil, Nicolas Pelletier


Catégorie Politique et enjeux de société

Gagnante : Jessica NadeauDes enfants Inuits chez des intervenants du Sud (Le Devoir, 25 et 27 mai, 25 septembre 2024)

Résumé : Une enquête fouillée sur le placement d’enfants du Nunavik dans des familles d’accueil du Sud, qui a révélé une pratique méconnue et soulevé une réaction du gouvernement.

Jury : Annabelle Blais, Steve Bergeron, Mélissa Guillemette

 

Catégorie Arts et culture

Gagnante : Ariane LabrècheYves qui ? Yves Albert ! Un grand oublié de l’histoire musicale québécoise (Radio-Canada – Les Récits de l’Info, 17 juin 2024)
Autre personne impliquée : Alexandra Viau

Résumé : À travers un récit numérique et un balado, la journaliste redonne vie à un musicien disparu de la mémoire collective, Yves Albert, figure marquante du folklore québécois.

Jury : Julie Collin, Janick Morin


Catégorie Sciences et environnement

Gagnante : Catherine Mercier (journaliste)— Canneberges en eaux troubles (Radio-Canada – La Semaine verte, 15 mars 2025)
Autres personnes impliquées : Geneviève Brault (réalisation), Alexis Boulianne (recherche)

Résumé : Un reportage révélateur sur l’impact environnemental de la culture de la canneberge au Québec, qui a mené à des suivis de terrain par les autorités environnementales.

Jury : Normand Grondin, Guillaume Roy, Mathieu-Robert Sauvé


Catégorie Enquête

Gagnante : Daphnée Hacker-BPoing final (Radio-Canada – Enquête, 20 mars 2025)
Autres personnes impliquées : Maude Montembeault, Benoît Michaud

Résumé : L’équipe d’Enquête a révélé les failles d’un système médical et sportif après la mort tragique d’une boxeuse mexicaine à Montréal, forçant la réouverture d’un dossier du coroner et des réformes.

Jury : Jocelyne Cazin, Kathleen Lévesque, Pierre Sormany

 
Catégorie Opinion

Gagnant : Jean-Nicolas BlanchetLe Canadien est-il au-dessus de la guerre ? (Journal de Québec, Journal de Montréal, TVA Sports, 19 décembre 2024)
Autres personnes impliquées: Jessica Lapinski, Kevin Dubé

Résumé : Un texte courageux et incisif qui confronte la complaisance du milieu sportif face au contexte géopolitique mondial.

Jury : Bernard Fauché, Marie-Paul Rouleau, Michel Lacombe


Catégorie Affaires et économie Gagnants ex aequo :

Francis Halin (avec Sylvain Larocque) Les dessous du fiasco de Lion Électrique (Journal de Montréal, 25 novembre 2024)
Autre personne impliquée: Sylvain Larocque (coauteur)

Résumé: Une enquête fouillée qui révèle les dérives financières et politiques entourant le fabricant d’autobus Lion Électrique, symbole de la filière batterie québécoise, et met en lumière une gestion chaotique ayant mené à des pertes massives de fonds publics.


Thomas GerbetSix anciens de Lion Électrique racontent “le flop” des camions québécois
(Radio-Canada, 6 janvier 2025)

Résumé : Deux enquêtes complémentaires qui ont mis au jour les dérives de gestion et les impacts économiques du projet Lion Électrique, symbole de la filière batterie québécoise.

Jury : Guy Parent, Rachelle McDuff, Claudine Blais


Catégorie Locale et régionale

Gagnant : Sébastien HouleUne semaine à Clova (Le Nouvelliste, 7 jours consécutifs à partir du 29 mai 2024)

Résumé : Un regard humain et littéraire sur un hameau marqué par les feux de forêt de 2023, qui redonne voix à un territoire oublié.

Jury : Stéphanie Mac Farlane, Sylvio Morin


Grand prix Judith-Jasmin 2024

Gagnant : Sébastien HouleUne semaine à Clova (Le Nouvelliste, 7 jours consécutifs à partir du 29 mai 2024)

Résumé : Un regard humain et littéraire sur un hameau marqué par les feux de forêt de 2023, qui redonne voix à un territoire oublié.

Grand jury : Jean-François Lépine, Michael Nguyen, Stéphane Giroux

 

Bourse Arthur-Prévost

La Bourse Arthur-Prévost, d’une valeur de 2 500 $, a été décernée à Florence Morin-Martel, du Devoir. Ce prix s’adresse à un·e journaliste comptant moins de cinq ans d’expérience dans le métier et se démarquant par la qualité de ses textes et son engagement envers la profession.
 


Les lauréat·es se sont vu remettre le logiciel Antidote + Personnel, dans le cadre du partenariat entre la FPJQ et Druide.


 

Crédit photo : Sylvio Morin

Prix Antoine-Desilets et Judith-Jasmin 2024 : découvrez les finalistes dans Le Trente de septembre 2025


Voir les finalistes des prix Judith-Jasmin et Antoine-Desilets 2024

 

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Judith Jasmin est la première femme grand reporter au Québec.

Judith Jasmin a entrepris sa carrière en information au Service international de Radio-Canada vers la fin des années 40. C’est là qu’elle rencontre René Lévesque avec qui elle animera, notamment, l’émission radiophonique Carrefour. En 1953, elle entre au Service des nouvelles télé et se distingue dans des émissions telles que Reportage et Conférence de presse

En 1966, elle est nommée correspondante de Radio-Canada aux Nations Unies, puis à Washington. Elle rentre à Montréal en 1970 où elle poursuit son travail de reporter aux nouvelles puis aux affaires publiques. La maladie l’emportera en 1972.

Après son décès, Solange Chaput-Rolland, présidente du Cercle des femmes journalistes, décide de créer un prix à sa mémoire. Pour sa première année, en 1975, le concours s’adresse aux journalistes francophones du Québec et de la région d’Ottawa. Et comme le premier concours se tient en 1975, Année Internationale de la Femme, exceptionnellement, seules les femmes journalistes y sont admissibles.

En 1993, la Fondation du Cercle des femmes journalistes a cédé l'organisation du prix à la FPJQ.

Le prix Judith-Jasmin honore les meilleures œuvres journalistiques de l’année.

Gagnants du prix Judith-Jasmin - 2012

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec a dévoilé lors de son congrès annuel aujourd’hui à Québec les lauréats du prestigieux prix Judith-Jasmin. Ce prix honore les meilleures oeuvres journalistiques de l’année au Québec, tous médias confondus.

Récipiendaires 2012

 

Grand prix Judith-Jasmin

Le Grand prix Judith-Jasmin est attribué à Josée Dupuis et Pier Gagné pour leur reportage «Le côté noir de l’or blanc» diffusé à l’émission Enquête de Radio-Canada.

 

Enquête

Dans la catégorie Enquête, le prix Judith-Jasmin est attribué à Marie-Maude Denis et Sonia Desmarais pour leur reportage «Anguille sous roche» diffusé à l’émission Enquête de Radio-Canada.

 

Grand reportage

Dans la catégorie Grand reportage, le prix Judith-Jasmin est attribué à Pasquale Turbide et Catherine Varga pour leur reportage «Ils étaient Six», diffusé à Radio-Canada.

 

Opinion

Dans la catégorie Opinion, le prix Judith-Jasmin est remis à Marie-Andrée Chouinard pour l’éditorial collectif «Abus de pouvoir» publié dans Le Devoir et cosigné par Jean-Robert Sansfaçon, Josée Boileau, Bernard Descôteaux et Serge Truffaut.

 

Nouvelles – Médias nationaux

Dans la catégorie Nouvelles – Médias nationaux, le prix Judith-Jasmin est attribué à Anne Panasuk et Luc Tremblay pour leur reportage «Plan Nord: le Sud empoche» diffusé à Radio-Canada.

 

Nouvelles – médias locaux et régionaux

Dans la catégorie Nouvelles – médias locaux et régionaux, le prix Judith-Jasmin est attribué à Maude Montembeault de Radio-Canada Mauricie pour son reportage «Départs en série».

 

Journalisme de service

Dans la catégorie Journalisme de service, le prix Judith-Jasmin est attribué à Stéphanie Grammond pour son reportage «La face cachée du divorce» publié par La Presse.

 

Entrevue et portrait

Dans la catégorie Entrevue et portrait, le prix Judith-Jasmin est attribué à Noémi Mercier pour son portrait «L’étoffe d’un premier ministre» publié dans L’actualité.

 

Prix Hommage

Un jury formé d’anciens présidents et présidentes de la FPJQ vient d’attribuer le prix Judith-Jasmin Hommage à Claude St-Laurent. Le prix Hommage souligne la carrière exceptionnelle d’un journaliste québécois.

 

Brève présentation du récipiendaire du Prix Hommage

Pour le jury, Claude St-Laurent a consacré sa vie à l’information.

D’abord journaliste en presse écrite en province, ensuite à Québec puis à Montréal, c’est à titre de cadre à La Presse au début des années 70 qu’il a fait sa marque sur le journalisme francophone au Canada français.

La Presse s’est modernisée comme peu d’entreprises ont su le faire durant les années 70. Il fut à l’origine de l’expansion de sa couverture politique et internationale. C’est d’ailleurs grâce à son initiative si La Presse fut le premier quotidien francophone au Canada à ouvrir un poste de correspondant à Washington.

De La Presse, Claude St-Laurent est passé à la direction de la salle des nouvelles télévision de Radio-Canada où de 1982 à 2003, il bâtira la plus grande entreprise de presse francophone au Canada. Il a d’abord modernisé les méthodes de travail des journalistes en télévision, créant de nouveaux rendez-vous en information le matin et le midi puis en transformant complètement le bulletin de fin d’après-midi, le Montréal Ce soir.

C’est du reste à cause de ces transformations profondes qu’en 1990, Claude St-Laurent accède à la direction générale des programmes d’information. Il entreprendra dès son arrivée en poste la transformation de l’émission Le Point pour en faire après le Téléjournal un rendez-vous incontournable d’approfondissement de l’actualité d’ici et d’ailleurs.

En parallèle, il met en branle la création de nouvelles émissions en affaires publiques, La Facture, L’Épicerie, Justice, 5/5 et la modernisation d’anciens rendez-vous tels la Semaine Verte ou Second Regard. Mais toutes ces actions ne donnaient qu’un avant-goût de la plus grande réforme qu’il allait lancer, la création du Réseau de  l’information,  le RDI.

Au début des années 90, peu de Canadiens francophones estimaient possible la mise sur pied d’un réseau d’information continue, 24 heures sur 24, 365 jours par année. Si un tel réseau existait au Canada anglais, d’aucuns croyaient que le réseau français n’en avait ni les ressources non plus que les effectifs. Claude St-Laurent entreprit dès la fin de 1992 la construction du RDI avec une poignée de collaborateurs. Deux ans plus tard le RDI voyait le jour et ce fut un succès instantané fracassant les prévisions d’auditoires partout au Canada.

 

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