La FPJQ annonce l’ouverture de la période de mise en candidature pour le prix Judith-Jasmin 2025, le prix des meilleures oeuvres journalistiques de l’année au Québec.
Les inscriptions pour l'édition 2025 du prix Judith-Jasmin seront ouvertes du mardi 7 avril au mardi 5 mai 2026 à 16 h 59.
Merci de bien lire les conditions de participation et la procédure avant de déposer une candidature. Les candidatures non conformes seront éliminées sans remboursement. Un courriel de confirmation vous sera envoyé quelques minutes après la fin de la procédure d'inscription.
Une séance d'information a lieu le jeudi 9 avril 2026 à midi pour répondre aux questions sur le processus de soumission et d'évaluation.
Revoyez la séance (vidéo) et les compléments de réponses sur YouTube.
Les prix Judith-Jasmin couronne les meilleurs reportages à portée sociétale au sens large du terme.
Un prix de 500 $ est attribué dans chacune des 10 catégories et un Grand prix de 2 000 $ couronne la meilleure œuvre, toutes catégories confondues.
Catégories
Affaires et Économie
Cette catégorie comprend tout reportage journalistique à caractère microéconomique ou macroéconomique. Il peut s’agit de la situation d’une industrie ou d’un secteur d’activité particulier, de questions de finances personnelles ou publiques, ou de grandes questions économiques. Tout autre thème social est recevable à condition qu’il soit traité sous l’angle économique
Arts et Culture
Cette catégorie comprend tout reportage journalistique portant sur l’actualité culturelle au sens large. Il peut s’agir des arts dits classiques (arts de scènes, arts visuels, littérature, conte, architecture, etc.) ou de formes moins conventionnelles (gastronomie, bédé, mode, design).
Enquête
Cette catégorie comprend tout reportage considéré comme un dossier de fond, qui a nécessité des recherches approfondies, sur une longue période et qui fait appel à plusieurs sources. L’enquête est un genre journalistique qui vise généralement à révéler à la population des réalités cachées d’intérêt public. L’enquête exige parfois l’utilisation de moyens clandestins. Les reportages désignés par leurs médias comme des « Enquêtes » sont obligatoirement candidats dans cette catégorie, mais un dossier de fond qui n’est pas étiqueté comme tel peut être présenté dans cette catégorie si le candidat le juge à propos.
Affaires judiciaires
Cette catégorie comprend tout reportage journalistique traitant des affaires judiciaires, ou plus spécifiquement sur les activités des magistrats, de la police ou des gardiens de prison, ou encore de la situation vécue par des victimes ou des criminels. Les questions de droit civil sont également recevables dans cette catégorie si elles impliquent les tribunaux.
Grand reportage
Cette catégorie comprend tout reportage de grande envergure, au pays ou à l’étranger. Le grand reportage est un genre journalistique qui permet de mettre en évidence le travail de terrain qui mène à la découverte de faits de société qui échappent au flot quotidien des nouvelles ou des crises qui font l’événement.
Local et Régional
Cette catégorie comprend toute œuvre journalistique produite par un média local ou régional. L’œuvre journalistique devra obligatoirement couvrir un enjeu spécifique à la localité ou à la région.
Chronique - Opinion
Cette catégorie est réservée aux éditoriaux, chroniques, billets, commentaires, analyses et caricatures. Les reportages désignés par leurs médias comme des « Opinions » sont obligatoirement candidats dans cette catégorie.
Politique et Enjeux de société
Cette catégorie comprend tout reportage journalistique qui traite de politique municipale, provinciale, fédérale ou internationale, y compris la couverture électorale; du travail des politiciens ou de hauts fonctionnaires; des décisions politiques et de leur impact sur la population en ce qui concerne les grands enjeux de l’état, notamment en matière de santé, d’éducation, d’immigration, de défense, etc.
Sciences et Environnement
Cette catégorie comprend tout reportage journalistique traitant de de la science au sens large ou, plus particulièrement, de questions environnementales.
Sports
Cette catégorie comprend tout reportage journalistique relatant les nouvelles sportives, des portraits d’athlète ou d’équipes, des comptes rendus ou analyses de match, que ce soit concernant le sport amateur ou professionnel.
Grand prix
Le Grand Prix récompense LE reportage de l’année au Québec. C’est celui qui a marqué les esprits, alimenté les conversations et fait bouger les choses, que ce soit dans une petite communauté, dans l’ensemble de la province, du pays, ou sur la scène internationale. Les finalistes des autres catégories sont éligibles pour ce prix.
Conditions de participation
Les candidatures soumises doivent répondre à toutes les conditions. Les candidatures non conformes seront éliminées sans remboursement. La permanence de la FPJQ n’effectuera aucun travail de mise en forme ou de montage.
Admissibilité : Être membre de la FPJQ. Toutes les personnes dont le nom figure sur le formulaire de mise en candidature doivent être membres de la FPJQ. Un membre du conseil d'administration de la FPJQ n'est pas autorisé à poser sa candidature. Devenir membre.
Longueur : Pour les reportages qui excèdent une longueur de 5000 mots ou une heure (60 minutes), la lettre explicative du candidat doit indiquer au jury la partie ou l'épisode qui doit être jugé sans excéder 5000 mots ou une heure. Pour les séries, la lettre doit désigner l’épisode à juger. En l'absence de directive, le jury se limitera au plus court de la première partie ou du premier épisode.
Format : L'oeuvre doit être soumise sur un fichier en format PDF ou Mp4. Si vous soumettez une série, le tout doit être monté sur un seul document ou fichier selon les formats convenus. (Pour plus de détails, voir "Procédures") Toute oeuvre jugée illisible ou inaudible sera éliminée.
Période : L’œuvre soumise doit avoir été publiée ou diffusée entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2026.
Catégorie :
1) Un même reportage ne peut être soumis dans plusieurs catégories. Une oeuvre soumise dans la mauvaise catégorie sera éliminée.
2) Enquête : Si un reportage est présenté comme une enquête journalistique, il devra obligatoirement être déposé dans cette catégorie, même si le sujet traite, par exemple, d'environnement. Les enquêtes déposées dans une autre catégorie seront éliminées.
3) Chronique - Opinion : Cette catégorie est réservée à toutes opinions même publiées dans un média local. Les opinions déposées dans une autre catégorie seront éliminées.
Nombre de candidatures :
Une seule candidature par catégorie est acceptée par un même auteur. Cette limite exclut les oeuvres conjointes Ou d’équipe.
Sous réserve de la précédente condition, chaque journaliste a le droit de déposer un maximum de six candidatures, dans les catégories de son choix. Cette limite inclut les œuvres conjointes ou en équipe.
Une œuvre signée par plusieurs journalistes est acceptable dans la mesure où les contributions individuelles sont indissociables. Les candidatures conjointes sont incluses dans le maximum de six candidatures déposées.
L’œuvre peut être soumise par son auteur ou par la direction de l’information du média qui l’a publiée ou diffusée. Les candidats sont néanmoins responsables de s’assurer que leur média n’a pas déposé une autre candidature à leur nom dans la même catégorie. Tout dépassement entraîne l’élimination de toutes les candidatures.
Lettre de présentation : Elle explique en 25 lignes le contexte ou le concept dans lequel l’œuvre s’inscrit et son impact. Dans le cas des séries ou des reportages longs (plus de 5000 mots, ou une heure d'écoute). Cette lettre précise au jury quelle partie ou quel épisode est présentée au jury. À titre indicatif, vous pouvez ajouter les hyperliens pour les autres articles ou épisodes d’une série, mais le jury ne jugera que la partie désignée.
Joindre chaque texte au formulaire d’inscription dans la catégorie appropriée (pour les documents plus lourds, par exemple, les grands reportages ou des baladodiffusions, joindre un lien WeTransfer avec les reportages soumis dans le format requis).
L'intégralité des oeuvres journalistiques doit être déposée dans le formulaire de candidature. Si vous fournissez uniquement le lien URL d'un média qui a publié l'oeuvre, sans joindre le fichier (texte, audio, vidéo ...), la candidature sera éliminée d’office sans remboursement.
Si pour des raisons techniques vous ne pouvez déposer le fichier avec le formulaire d'inscription, merci de joindre l'adresse URL d'un lien WeTransfer incluant toutes les œuvres soumises.
Produire une Lettre de présentation d’au plus 25 lignes expliquant ce qui fait la valeur de l’œuvre.
Coût de participation
45 $ pour chacune des candidatures déposées
Date limite
Mardi 5 mai 2026 à 16 h 59. Les candidatures retardataires ne seront pas considérées.
Critères d'évaluation des jurys
Les candidatures sont jugées au mérite sans tenir compte des moyens mis en oeuvre ou de la réputation du média.
Les juges sont invités à tenir compte des éléments suivants :
Pertinence : intérêt public du sujet
Originalité : caractère inédit du sujet
Recherche : diversité / crédibilité des sources; qualité de la recherche; qualité des données utilisées.
Écriture : qualité de l'écriture ou du rendu de l'oeuvre journalistique; clarté; scénarisation de l'oeuvre
Impact : réactions que l'oeuvre a suscité dans la communauté où elle est diffusée.
Judith Jasmin est la première femme grand reporter au Québec.
Judith Jasmin a entrepris sa carrière en information au Service international de Radio-Canada vers la fin des années 40. C’est là qu’elle rencontre René Lévesque avec qui elle animera, notamment, l’émission radiophonique Carrefour. En 1953, elle entre au Service des nouvelles télé et se distingue dans des émissions telles que Reportage et Conférence de presse.
En 1966, elle est nommée correspondante de Radio-Canada aux Nations Unies, puis à Washington. Elle rentre à Montréal en 1970 où elle poursuit son travail de reporter aux nouvelles puis aux affaires publiques. La maladie l’emportera en 1972.
Après son décès, Solange Chaput-Rolland, présidente du Cercle des femmes journalistes, décide de créer un prix à sa mémoire. Pour sa première année, en 1975, le concours s’adresse aux journalistes francophones du Québec et de la région d’Ottawa. Et comme le premier concours se tient en 1975, Année Internationale de la Femme, exceptionnellement, seules les femmes journalistes y sont admissibles.
En 1993, la Fondation du Cercle des femmes journalistes a cédé l'organisation du prix à la FPJQ.
Le prix Judith-Jasmin honore les meilleures œuvres journalistiques de l’année.
Gagnants du prix Judith-Jasmin - 2009
La Fédération professionnelle des journalistes du Québec a dévoilé lors de son congrès annuel aujourd’hui à Québec les lauréats du prestigieux prix Judith-Jasmin. Ce prix honore les meilleures oeuvres journalistiques de l’année au Québec, tous médias confondus.
Récipiendaires 2009
Grand prix Judith-Jasmin
Frédéric Zalac et au réalisateur Alex Shprintsen pour leur reportage intitulé « Taser : essai-choc » diffusé à l’émission Enquête de Radio-Canada.
Catégorie Enquête
Sue Montgomery de la Gazette pour son reportage «Brothers Stand Accused».
Catégorie Grand reportage
Katia Gagnon de La Presse pour son reportage «Grandir à Montréal Nord».
Catégorie Nouvelles – médias locaux et régionaux
Nancy Beaulieu de La Voix de l’Est pour sa nouvelle «De longues minutes d’angoisse».
Catégorie Opinion
Yves Boisvert de La Presse pour sa chronique «Je n’irai pas» à propos du film sur le drame de Polytechnique.
Catégorie Journalisme de service
Esther Normand et Claudine Blais, pour leur reportage «Enviromondiale» diffusé à Radio-Canada.
Catégorie Portrait ou entrevue
Maxime Bergeron de La Presse pour son portrait «Qui est Michael Sabia?»
Catégorie Nouvelles – médias nationaux
Normand Grondin et Emmanuel Marchand pour leur reportage «Cancer du sein: des tests erronés au Québec aussi» diffusé à Radio-Canada.
Prix Hommage
Le Prix Hommage est remis à Gilles Gariépy.
Brève présentation du récipiendaire du Prix Hommage
Gilles Gariépy occupe une place unique dans l’histoire contemporaine du journalisme au Québec. Il a, pendant quatre décennies, connu une solide carrière comme reporter et chroniqueur dans la presse écrite, et de cadre dans la presse électronique. Son apport au journalisme québécois a toutefois largement dépassé la seule pratique du métier: Gilles Gariépy a en effet contribué plus que tout autre à façonner l’organisme professionnel qui – deux générations plus tard – nous unit encore et nous réunit ici ce soir (lors de la remise du prix). Gilles a été, en 1969, le président-fondateur de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. Son travail de construction avait commencé bien avant, pendant ces années de cogitation, de discussions et de débats qui ont mené à la transformation de l’Union canadienne des journalistes de langue française (UCJLF) en FPJQ. Il a notamment animé la fameuse tournée des régions du Québec qui a permis de faire passer le nombre de membres de quelques douzaines sous l’UCJLF à plusieurs centaines de journalistes dès la fondation de la FPJQ, grâce en particulier à un modus vivendi négocié avec les syndicats. Il faut dire qu’en matière d’organisation, Gilles s’était déjà fait la main quelques années auparavant. C’est en effet sous son impulsion qu’est née ce qui devait devenir la Presse étudiante nationale – qui, comme la FPJQ, a aussi franchi l’épreuve du temps. Il s’agissait de la première association indépendante de journaux étudiants, qui a remplacé «Les Escholiers Griffonneurs», un précurseur contrôlé par la direction des collèges classiques. Dans les deux cas, indéniablement, c’est un esprit analytique hors du commun et son approche toujours rationnelle qui lui ont permis de mener à terme ces projets novateurs. Ce qui ressort aussi, c’est la vision à long terme de Gilles, qui l’a toujours amené à inscrire le changement dans la continuité. Au plan de sa carrière professionnelle, mêmes constats. Et c’est sans surprise, que son principal champ d’intérêt dès son entrée dans le métier a été le secteur de l’éducation, si vital pour notre avenir collectif et pour un monde alors en pleine mutation et restructuration. Dans les années 60, Gilles a exercé son métier au Maclean’s français (l’ancêtre de L’Actualité), au Devoir et à La Presse. En 1973, il passe à la télé de Radio-Canada, d’abord comme rédacteur en chef des émissions d’affaires publiques Télémag et Le 60, puis à la radio de la SRC, comme cadre des émissions d’information, deux postes qui lui ont permis encore une fois de s’occuper du long terme. Car, pendant ses 17 années comme cadre, ce qui l’a le plus motivé dans ses fonctions, c’est de pouvoir embaucher et former de jeunes recrues. En Gilles Gariépy, nous rendons donc hommage ce soir à un des nôtres qui s’est taillé une place à part, une niche bien à lui, dans notre petit univers journalistique de la seconde moitié du XXe siècle.
Hommage à Claude Robillard
La FPJQ a souligné les 20 ans de carrière de Claude Robillard au poste de secrétaire général, lors de son congrès 2009.
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