Prises de position de la FPJQ

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire, dans les commissions parlementaires, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans les conseils municipaux, auprès des juges, de la police et des organismes publics dont les politiques de communication entravent le travail des journalistes.

« La FPJQ s’est battue pour la liberté de la presse. Elle est derrière nous tous les jours. Et elle doit le demeurer. C’est pour ça que j’ai ma carte. »

Antoine Trépanier

Journaliste à Radio-Canada Ottawa/Gatineau, arrêté le 13 mars 2018 pour harcèlement criminel alors qu'il tentait d’obtenir une entrevue avec une intervenante.


Voici les prises de position de la FPJQ.

La Ville de Montréal doit maintenir ses avis publics dans les journaux

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) demande à la Ville de Montréal d’abandonner le projet de règlement déterminant les modalités de publication des avis publics du conseil de la ville et des avis publics du conseil d’agglomération, qu’elle doit adopter à sa prochaine séance ordinaire du conseil municipal, le lundi 17 juin prochain.

La Ville a l’intention de cesser de publier ses avis publics dans les journaux, et ce, dès le 1er septembre 2019. Ce nouveau règlement a pour but, notamment, de permettre à la Ville d’épargner 350 000 $ sur un budget annuel de 5,7051 milliards. C’est une infime partie de son budget, soit 0,0061348. Par contre, ces avis publics aident à financer les journaux et hebdos dans lesquels ils sont publiés.

 

La Fédération implore la Ville de Montréal de tenir compte de l’état précaire dans lequel sont plongés plusieurs hebdos et quotidiens en ce moment. La Ville, comme institution publique, a la responsabilité et le devoir de contribuer à l’exercice de la démocratie et ça ne peut se faire sans soutenir financièrement les médias écrits qui traversent une crise sans précédent.

 

Ce n’est pas la première municipalité au Québec à adopter un tel règlement. Depuis 2018, cinquante villes et MRC ont décidé de cesser de publier dans les journaux locaux et cette désaffection a sans aucun doute contribué à affaiblir l’information régionale au Québec.

 

Si l’intention de la Ville de Montréal est de mieux servir la population, comme elle le dit dans la description de ce règlement, elle se doit de continuer à soutenir la presse écrite. Quand des fermetures de journaux surviennent, comme c’est arrivé à de nombreuses reprises au cours des dernières années, ce sont tous les citoyens qui sont pénalisés.

 

Il appartient à tous de soutenir la presse écrite; il en va de la santé de notre démocratie.

 

 

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