Prises de position de la FPJQ

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire, dans les commissions parlementaires, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans les conseils municipaux, auprès des juges, de la police et des organismes publics dont les politiques de communication entravent le travail des journalistes.

« La FPJQ s’est battue pour la liberté de la presse. Elle est derrière nous tous les jours. Et elle doit le demeurer. C’est pour ça que j’ai ma carte. »

Antoine Trépanier

Journaliste à Radio-Canada Ottawa/Gatineau, arrêté le 13 mars 2018 pour harcèlement criminel alors qu'il tentait d’obtenir une entrevue avec une intervenante.


Voici les prises de position de la FPJQ.

La FPJQ section Outaouais s'indigne des propos du maire de L'Île-du-Grand-Calumet

La FPJQ section Outaouais s'indigne des propos du maire de L'Île-du-Grand-Calumet.

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec, section Outaouais, considère inacceptable une déclaration du maire Serge Newberry, faite le 22 octobre dernier. Le maire s'en est pris à une radio communautaire du Pontiac, CHIP 101,9 et à ses journalistes, après qu'ils eurent révélé une nouvelle d'intérêt public, le concernant.

Le journaliste Eric O'Brien, de CHIP 101,9 a produit un reportage sur un potentiel conflit d'intérêts; le maire Newberry est en effet propriétaire de deux îles situées à proximité d'un terrain sur lequel la MRC de Pontiac projette d'aménager un parc national. Or, le maire travaille directement sur ce dossier, avec d'autres élus.

Il était parfaitement justifié, pour Eric O'brien, de dévoiler ces faits que, d'ailleurs, les élus de la MRC de Pontiac ignoraient.

À la suite de ce reportage, le maire a déclaré que c'était la radio communautaire en question qui s'était placée en conflit d'intérêts. Contacté par la FPJQ, section Outaouais pour clarifier ses propos, M. Newberry s'est finalement rétracté et a admis que CHIP 101,9 n'était nullement en conflit d'intérêts, mais a toutefois refusé de faire une déclaration publique allant en ce sens.

La FPJQ, section Outaouais, rappelle aux élus que dans une société démocratique comme la nôtre, la liberté de la presse est un droit fondamental. 

« En démocratie, les journalistes doivent pouvoir faire leur travail et servir le public sans avoir à subir de pression. S'attaquer à eux en tentant de miner leur crédibilité, ou de toute autre façon, revient à s'attaquer au droit du public à l'information », estime Alexandra Angers la présidente de la FPJQ, section Outaouais.

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Source : Alexandra Angers, présidente de la FPJQ-section Outaouais

aalexandra@hotmail.com

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