Prix Judith-Jasmin 2021

Prix Judith-Jasmin 2021

 

Les inscriptions pour l'édition 2021 du Prix Judith-Jasmin sont maintenant fermées.

Découvrez les lauréats et lauréates de l'édition 2020.

La FPJQ annonce l’ouverture de la période de mise en candidature pour le prix Judith-Jasmin 2021, le prix des meilleures oeuvres journalistiques de l’année au Québec.

Un prix de 500$ est attribué dans chacune des 10 catégories et un Grand prix de 2 000$ couronne la meilleure œuvre, toutes catégories confondues.

Les catégories sont :

Affaires et Économie

Cette catégorie comprend toute œuvre journalistique à caractère économique, que ce soit des portraits d'entrepreneurs ou d'entreprises, des actualités économiques, des analyses financières sur des sujets comme les finances personnelles, l’immobilier, les nouvelles technologies, la croissance économique, etc. On peut retrouver dans cette catégorie toute nouvelle traitant d’autres sujets si elles sont présentées sous un angle économique.

Arts et Culture

Cette catégorie comprend toute œuvre journalistique qui fait état de l’actualité culturelle, comptes rendus de spectacles, d’expositions, etc., et ce, dans tous les domaines artistiques, les portraits d’artistes, ainsi que les reportages de service, qui s’adressent aux consommateurs et qui traitent de gastronomie, de mode, d’architecture, de design, de voyage, de tourisme, etc.

Enquête

Cette catégorie comprend tout reportage considéré comme un dossier de fond, qui a nécessité des recherches approfondies, sur une longue période et qui fait appel à plusieurs sources. L’enquête est un genre journalistique qui vise généralement à révéler à la population des réalités cachées d’intérêt public. L’enquête exige parfois l’utilisation de moyens clandestins.

Faits divers et affaires criminelles

Cette catégorie comprend toute œuvre journalistique rapportant un fait divers, les comptes rendus des affaires judiciaires, lors de procès ou autrement, des entrevues ou portraits de magistrats, de policiers, d’avocats, de victimes ou de criminels, etc.

Grand reportage

Cette catégorie comprend tout reportage de grande envergure, au pays ou à l’étranger. Le grand reportage est un genre journalistique qui permet de mettre en évidence le travail de terrain qui mène à la découverte de faits de société qui échappent au flot quotidien des nouvelles ou des crises qui font l’événement.

Local et Régional

Cette catégorie comprend toute œuvre journalistique produite par un média local ou régional ET portant nécessairement sur un sujet local ou régional.

Opinion

Cette catégorie comprend les éditoriaux, les chroniques, les billets, les commentaires, les analyses et les caricatures.

Politique et Enjeux de société

Cette catégorie comprend toute œuvre journalistique qui traite de politique municipale, provinciale, fédérale, ou internationale, de couverture électorale, de débats, des entrevues ou portraits de politiciens ou de hauts fonctionnaires, ainsi que la couverture des décisions politiques, et leur impact sur la population ainsi que de toute nouvelle qui se rapporte aux grandes questions et tendances sociales, par exemple l’aide médicale à mourir, l’immigration et les revendications des différents groupes de pression.

Sciences et Environnement

Cette catégorie comprend toute œuvre journalistique traitant de tous les aspects de la science au sens large et de toute nouvelle qui se rapporte à l’environnement.

Sports

Cette catégorie comprend toute œuvre journalistique relatant les nouvelles sportives, des portraits d’athlète ou d’équipes, des comptes rendus ou analyses de match, que ce soit concernant le sport amateur ou professionnel.

Grand prix
Le Grand Prix récompense LE reportage de l’année au Québec. C’est celui qui a marqué les esprits, alimenté les conversations et fait bouger les choses, que ce soit dans une petite communauté, dans l’ensemble de la province, du pays, ou sur la scène internationale.

Conditions de participation :

  • Être membre de la FPJQ. Toutes les personnes dont le nom figure sur le formulaire de mise en candidature doivent être membres. Devenir membre.
  • Vous pouvez déposer un maximum de six candidatures, incluant les oeuvres conjointes signées par plusieurs journalistes.
  • Un même reportage ne peut-être soumis dans plusieurs catégories.
  • L’œuvre soumise doit avoir été publiée ou diffusée au cours de l’année 2021.
  • Une œuvre signée par plusieurs journalistes est acceptable dans la mesure où on ne peut dissocier les contributions de chacun. Les candidatures conjointes doivent être incluses dans le maximum de six candidatures déposées.
  • L’œuvre doit être soumise par son auteur ou par la direction de l’information du média qui l’a publiée ou diffusée.
  • Un jury peut changer un reportage de catégorie, s'il le juge approprié.
  • Une série peut être considérée comme une seule œuvre. Le terme « série » désigne une œuvre journalistique sur un même sujet qu’on fait paraître en plusieurs tranches. Ce n’est pas le suivi d’un événement. Il s’agit d’une idée de reportage qui sera explorée sous quelques angles précis déterminés à l'avance. Un journaliste qui ferait une série de portraits ne peut soumettre tous ses articles, une saison de podcast n’est pas une seule oeuvre et la COVID-19 ne peut être considérée comme un seul sujet. Nous vous demandons de soumettre un texte principal, celui sur lequel vous serez évalué. Dans la lettre de présentation, vous pourrez expliquer le contexte ou le concept dans lequel l’œuvre s’inscrit. Vous pouvez ajouter les hyperliens pour les autres articles en complément au besoin.
  • Un membre du conseil d'administration de la FPJQ n'est pas autorisé à poser sa candidature.

Procédure :

Remplir le formulaire d’inscription (connexion préalable avec votre profil membre pour y accéder)

Joindre chaque texte au formulaire d’inscription dans la catégorie appropriée (pour les documents plus lourds, par exemple, les grands reportages ou des baladodiffusions, joindre au formulaire d'inscription l'adresse URL d'un lien WeTransfer ou Dropbox avec les reportages soumis).

Produire une note d’au plus 25 lignes expliquant ce qui fait la valeur de l’œuvre

Coût de participation : 35$  pour chacune des candidatures déposées

Nouvelle date limite : lundi 7 mars 2022 à 18h

Les candidatures retardataires ne seront pas considérées.

Les critères d'évaluation :

  • Pertinence du sujet (10 points)
  • Intérêt public du sujet (10 points)
  • Originalité / caractère inédit du sujet (10 points)
  • Qualité de la recherche (15 points)
  • Diversité des sources (5 points)
  • Fiabilité des sources (10 points)
  • Structure narrative / qualité de l'écriture (15 points)
  • Clarté de l'oeuvre (10 points)
  • Mise en valeur du contenu par le format (5 points)
  • Impact de l'œuvre sur la société (10 points)

Total 100 points

 

Qui était Judith Jasmin

Judith Jasmin est la première femme grand reporter au Québec.

Judith Jasmin a entrepris sa carrière en information au Service international de Radio-Canada vers la fin des années 40. C’est là qu’elle rencontre René Lévesque avec qui elle animera, notamment, l’émission radiophonique Carrefour. En 1953, elle entre au Service des nouvelles télé et se distingue dans des émissions telles que Reportage et Conférence de presse

En 1966, elle est nommée correspondante de Radio-Canada aux Nations Unies, puis à Washington. Elle rentre à Montréal en 1970 où elle poursuit son travail de reporter aux nouvelles puis aux affaires publiques. La maladie l’emportera en 1972.

Après son décès, Solange Chaput-Rolland, présidente du Cercle des femmes journalistes, décide de créer un prix à sa mémoire. Pour sa première année, en 1975, le concours s’adresse aux journalistes francophones du Québec et de la région d’Ottawa. Et comme le premier concours se tient en 1975, Année Internationale de la Femme, exceptionnellement, seules les femmes journalistes y sont admissibles.

En 1993, la Fondation du Cercle des femmes journalistes a cédé l'organisation du prix à la FPJQ.

Le prix Judith-Jasmin honore les meilleures œuvres journalistiques de l’année.

Gagnants du prix Judith-Jasmin - 2022

Montréal, le 11 novembre 2023 — La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) est heureuse de révéler les noms des lauréates et des lauréats des prix Judith-Jasmin 2022, qui célèbrent les meilleures œuvres journalistiques de l'année au Québec, tous médias confondus.

Cette année, 175 journalistes ont participé pour un total de 365 candidatures. Les reportages devaient avoir été publiés/diffusés entre le 1er janvier 2022 et le 31 mars 2023.

Des prix ont été remis dans dix catégories et un grand prix a été décerné au reportage de l’année lors d’un gala qui avait lieu le samedi 11 novembre 2023 au Manoir Saint-Sauveur. Le journaliste Alain Gravel, ancien président de la FPJQ et récipiendaire à quatre reprises d'un prix Judith-Jasmin, animait la cérémonie.

Un montant de 500$ a été attribué aux gagnants de chacune des dix catégories et un Grand prix de 2 000$ a été remis pour la meilleure œuvre, toutes catégories confondues.
 

Les photos de la soirée (à venir)
 

Lauréats et lauréates — Prix Judith-Jasmin 2022


CATÉGORIE AFFAIRES ET ÉCONOMIE


Journaliste et réalisatrice : Gaétan Pouliot (journaliste) et Laurence Mathieu-Léger (réalisatrice)
Titre du reportage : La face cachée de Neptune
Média et dates de publication : Radio-Canada/Enquête - 23 mars 2023

Le jury :

  • Gilles Couture, journaliste indépendant
  • Benoîte Labrosse, journaliste indépendante, réviseure et traductrice
  • Jean-Benoît Nadeau, journaliste indépendant, chroniqueur et auteur

Le mot du jury :

L’impact du reportage gagnant est indéniable : au lendemain de sa diffusion, gouvernement fédéral a résilié de juteux contrats critiques et le ministre québécois de la Sécurité publique a demandé le déclenchement d’une enquête. Quelques jours plus tard, l’Autorité des marchés publics a banni l’entreprise concernée des contrats publics pour cinq ans. Et pour cause.

L’enquête de Gaétan Pouliot sur Neptune Security Services impressionne par l’envergure de sa recherche et l’ampleur des moyens déployés pour démasquer les manœuvres frauduleuses de son PDG, telle l’utilisation de la caméra cachée à deux reprises pour prouver qu’il recourt à deux identités. 

La diversité des témoignages recueillis, allant d’un ancien employé à une professeure de droit en passant par le directeur général du Bureau de la sécurité privée, est aussi à souligner. Tout comme la clarté et la concision de l’écriture. En 20 minutes de reportage, l’auditeur ne perd ni le fil ni l’intérêt, grâce à des méthodes judicieuses pour illustrer un sujet de prime abord laborieux à imager. 


CATÉGORIE ARTS ET CULTURE

Journaliste: Catherine Lalonde
Titre du reportage : Avertissement : ce traumavertissement ne fonctionne pas
Autres articles de la série : Petite histoire des traumavertissements; Attention : ce musée contient des traces d’histoire; Avertissement : toutes ressemblances avec vos livres seraient fortuites; Les traumavertissements, pour lecteur averti; Quand prévenir, c’est censurer
Média et date de publication : Le Devoir - 11 janvier 2023

Le jury :

  • Suzie Genest, responsable de la publicité, des commandites et des partenariats à la FPJQ et ex-rédactrice en chef et directrice de la rédaction de Monquartier
  • Kathleen Lavoie, secrétaire de rédaction aux contenus numériques, CBC/Radio-Canada
  • Janick Morin, coordonnateur au département de cinéma et communication, Cégep Édouard-Montpetit

Le mot du jury :

Le jury considère comme exemplaire le travail de Catherine Lalonde, car elle a su braquer un regard scientifique sur une pratique du traumavertissement qui s’est imposée dans l’espace culturel au cours des dernières années. De la recension d’écrits universitaires jusqu’à la parole des artisans du milieu culturel, la journaliste n’a pas ménagé ses efforts pour remettre en question un phénomène qui semblait jusque-là accepté comme une évidence. Poser les questions qui fâchent :  voilà l’essence du journalisme, et Catherine Lalonde s’en est montrée plus que capable. 


CATÉGORIE ENQUÊTE

Journaliste et réalisateur : Chantal Lavigne (journaliste) et Gil Shochat (réalisation)
Titre du reportage : Les sales secrets du recyclage
Média et dates de publication : Radio-Canada/Enquête - 3 février 2022

Le jury :

  • Claudine Blais, journaliste et professeure, Université de Montréal
  • Kathleen Lévesque, journaliste et professeure en journalisme, École des médias de l’UQAM
  • Pierre Sormany, journaliste indépendant, producteur et scénariste documentaire

Le mot du jury :

Soulignons d’abord que le jury a été impressionné par l'excellence du travail d'enquête qui se fait au Québec. Il a dû se pencher sur 30 reportages, dont au moins une douzaine auraient pu se mériter une place comme finaliste. Dans ce contexte, en venir à une unanimité n'a pas été une mince tâche. 

Après discussions, ce reportage a obtenu la meilleure note pour sa démarche journalistique impeccable et de longue haleine. Les enquêtes journalistiques en environnement sont d'une importance capitale en cette période de bouleversements climatiques et dans ce reportage, toutes les pierres ont été tournées pour arriver à une démonstration infaillible. L'entreprise Ricova a perdu le contrat du centre de tri de Lachine et elle affirme avoir amélioré la qualité de ses ballots qui sortent du centre de tri de Saint-Michel. Depuis, Ottawa a placé Ricova sous de strictes conditions d’opération.


CATÉGORIE FAITS DIVERS ET AFFAIRES CRIMINELLES

Journaliste : Isabelle Hachey
Titre du reportage : L'enfant du viol, la vérité et la justice
Article sur les impacts du reportage : Une victime fera changer la loi
Média et date de publication : La Presse+ - 15 août 2022

Le jury :

  • Pierre-Paul Biron, journaliste, Le Journal de Québec
  • Isabelle Mathieu, journaliste indépendante anciennement du Soleil
  • Nicolas Pelletier, journaliste et animateur, Radio-Canada

Le mot du jury :

Le jury de la catégorie Faits divers et Affaires criminelles tient à souligner la qualité de l'écriture de la journaliste Isabelle Hachey, qui signe ici un texte bien ficelé, dont l'histoire très troublante a su faire bouger les choses. Un mélange parfait d'émotions fortes, de rigueur ainsi qu'une puissante démonstration de la portée démocratique du travail journalistique.

Tel qu'énoncé dans la candidature, cet article a en effet contribué à faire évoluer l’état du droit au Québec et à corriger une aberration contenue dans le Code civil. Pour reprendre les mots d'Isabelle Hachey, la justice a été «sourde et aveugle», mais ne pouvait plus être muette devant la situation dévoilée par ce reportage d'exception. Le jury tient par ailleurs à souligner la qualité des candidatures, en particulier les reportages finalistes, qui ont tous participé, à leur façon, à corriger des lacunes dans leurs enjeux respectifs.


CATÉGORIE GRAND REPORTAGE

Journaliste et vidéaste : Louis-Philippe Bourdeau (journaliste) et Sébastien Boivin (vidéaste)
Titre du reportage :  Noovo info en Ukraine : un an de guerre
Autres articles de la série : Se reconstruire malgré la guerre; 25 jours en enfer, ils veulent obtenir justice; Ces aînés laissés derrière; Vivre dans le pays le plus miné du monde; Sur la ligne de front, le spectre du retour des Russes; « La nation la plus brave du monde » : l'Ukraine entre tristesse et fierté
Média et date de publication : Noovo Info - Du 17 au 24 février 2023

Le jury :

  • Annabelle Blais, journaliste, Le Journal de Montréal
  • Roland-Yves Carignan, enseignant en journalisme et médias numérique, École des médias de l’UQAM
  • Pierre Sormany, journaliste indépendant, producteur et scénariste documentaire

Le mot du jury :

Parmi les nombreux reportages sur le conflit en Ukraine soumis cette année, cette série en six volets se distingue en dépeignant de manière très efficace la réalité d’un pays en guerre, du point de vue de l’humain. Le travail de Louis-Philippe Boudreau se démarque par un ton simple et intimiste, empathique, alors qu’il invite le téléspectateur à le suivre sur le terrain, et nous donne l’impression de rencontrer nous-mêmes les victimes de cette guerre.


CATÉGORIE LOCALE ET RÉGIONALE

Journaliste : Philippe Grenier
Titre du reportage : L’héritage du parler populaire beauceron
Média et date de publication : Radio-Canada/Web - 27 décembre 2022

Le jury :

  • Stéphanie MacFarlane, journaliste et rédactrice en chef, Le Canada Français
  • Sylvio Morin, chef des nouvelles, EnBeauce.com
  • Alain Saint-Ours, journaliste retraité

Le mot du jury :

Le journaliste Philippe Grenier a su produire un reportage local qui a capté l'essence même de la culture beauceronne pour la faire rayonner à l'extérieur du territoire. Le lauréat sort des sentiers habituels et propose un rare reportage qui met de l'avant la Beauce, autrement que par son éternelle étiquette du « Royaume de la PME ». En plus d'avoir un effet rassembleur sur la communauté, le reportage permet aux personnes de l'extérieur de cette région de saisir toutes les subtilités du parler populaire beauceron. De surcroît, il s’agit d’un reportage fouillé au cours duquel diverses sources ont été interviewées afin de couvrir le sujet sous tous les angles.


CATÉGORIE OPINION

Journaliste : Isabelle Hachey
Titre du reportage : « Il a profité de mon silence »
Article sur les impacts du reportage : Propos controversés : Legault s’excuse pour la deuxième fois
Média et date de publication : La Presse+ - 20 septembre 2022

Le jury :

  • Guy Gendron, journaliste retraité et ancien ombudsman de Radio-Canada
  • Rachelle McDuff, adjointe au directeur de l’information, Le Journal de Montréal
  • Jean-François Racine, journaliste, Le Journal de Québec

Le mot du jury :

Dans sa chronique, Isabelle Hachey expose la peine et la colère retenue de Carol Dubé, deux ans après avoir perdu sa femme Atikamekw, Joyce Echaquan, morte sous les insultes racistes de membres du personnel de l’Hôpital de Joliette; une peine ravivée par les propos du premier ministre François Legault au débat des chefs, quand il a déclaré que le problème était maintenant réglé et qu’il en avait obtenu la confirmation de la part de M. Dubé lui-même.

Or, raconte Isabelle Hachey, le père de sept enfants nie avoir prononcé ces paroles et il se dit convaincu que le système de santé est toujours imprégné de racisme systémique. Après la publication de cette chronique, François Legault s’est publiquement excusé auprès de M. Dubé.


CATÉGORIE POLITIQUE ET ENJEUX DE SOCIÉTÉ

Lauréate

Journaliste : Sarah Champagne
Titre du reportage : Documentaire Essentiels et série d'articles « Le grand virage de l'immigration »
Média et dates de publication : Le Devoir/Télé-Québec - 21 et 25 janvier 2023

Mention spéciale

Journalistes : Kathryne Lamontagne et Pascal Dugas Bourdon
Titre du reportage : Québec accueille les criminels dans nos garderies
Articles de la série : Une garderie chez un trafiquant proche des Hells Angels; Le gouvernement dit oui aux criminels en garderies;  Québec tolère la garderie de deux fraudeurs allégués; Garderie sous gestion douteuse : le ministre exige un examen du processus d’enquête; Québec ferme une garderie controversée; « C'est une arnaque » : une autre garderie aurait floué des parents; Une proprio de garderie accusée d'avoir fraudé des parents durant des années
Média et dates de publication : Le Journal de Québec et le Journal de Montréal - 22 janvier, 2 février, 16 février, 17 février, 5 mars, 4 avril et 22 août 2022

Le jury :

  • Stéphan Dussault, chef de pupitre, Le Journal de Montréal
  • Marie-Josée Paquette-Comeau, journaliste, Radio-Canada
  • Guy Parent, auteur, journaliste et chargé de cours École des médias UQAM

Le mot du jury :

Le travail de Sarah Champagne met en lumière les contradictions importantes du débat sur l’immigration entre immigration permanente et immigration temporaire. Pendant qu’on discute de citoyenneté permanente, des milliers d’immigrants temporaires travaillent dans nos champs, s’occupent de nos ainés dans les CHSLD, font le ménage dans nos écoles, etc. Beaucoup de ces gens au statut précaire aimeraient bien s’établir au Québec et devenir citoyens à part entière en apprenant le français. C’est un véritable sous-prolétariat qui passe sous le radar politique et médiatique. Le mérite du travail de Sarah Champagne est de bien faire saisir l’ampleur du phénomène par un récit solidement construit, soutenu par des images fortes et bien tournées autour de travailleuses et travailleurs de l’ombre dont les témoignages sont touchants.

Le jury a décidé d’attribuer une mention spéciale à Kathryne Lamontagne, journaliste au Bureau d’enquête de Québecor Média pour la pertinence et la qualité d’une série de reportages sur les liens entre un ancien trafiquant et une garderie de Québec. L’enquête et les textes subséquents nous ont permis d’apprendre que le ministère de la Famille a autorisé des personnes qui ont des antécédents judiciaires à tenir une garderie dans leur résidence. Les reportages ont aussi mis en lumière les agissements malhonnêtes et les fraudes de certains exploitants de garderies. Le jury est d’avis que ces reportages ont eu un impact positif sur la sécurité et le bien-être des familles et des enfants en obligeant le ministère de la Famille à resserrer ses exigences dans l’attribution des permis d’exploitation des garderies privées.


CATÉGORIE SCIENCES ET ENVIRONNEMENT

Journaliste et équipe de production : Carine Monat (journaliste), Geneviève Brault (réalisatrice) et Johanne Lapierre (rédactrice en chef)
Titre du reportage : Du fumier humain dans les champs
Média et date de publication : Radio-Canada/La semaine verte - 26 novembre 2022

Le jury :

  • Éric-Pierre Champagne, vice-président de la FPJQ et journaliste, La Presse
  • Améli Pineda, journaliste, Le Devoir
  • Mathieu Robert-Sauvé, auteur et journaliste, Le Journal de Montréal

Le mot du jury :

Ce reportage saisissant s’ouvre sur une bonne nouvelle : on peut épandre sur des terres agricoles des boues solides extraites de la décantation de déjections humaines à la satisfaction des agriculteurs. Ceux-ci disposent ainsi à peu de frais d’une matière organique qui sert d’engrais à leurs semences. Mais l’auditoire apprend ensuite que les agriculteurs des fermes du Nord-est américain qui ont procédé à cet épandage dans le passé paient aujourd’hui le prix fort de ce recyclage contaminé. Ils doivent jeter le lait de leurs vaches dans les égouts et abandonner leurs champs de maïs devenus impropres à la consommation à la suite des inspections sanitaires. Les PFAS, des contaminants éternels, condamnent les agriculteurs de ces régions à la faillite. La chute du reportage est saisissante : on voit des camions remplis de cette merde en provenance des États-Unis prendre le chemin du Canada pour être épandus dans nos champs.

Depuis sa diffusion, ce reportage qui traite de concepts scientifiques sans négliger l’émotion des intervenants – repris par les journalistes de l’émission Enquête, au même réseau – a ébranlé les autorités publiques qui ont interdit l’importation de boues solides par un moratoire.

Le jury tient à féliciter la gagnante, les finalistes et les auteurs et autrices des 41 reportages soumis, ce qui témoigne de l’excellente santé du journalisme québécois en matière de sciences et d’environnement.


CATÉGORIE SPORTS

Journaliste : Christopher Curtis
Titre du reportage : Du basket au pays du hockey
Média et date de publication : L'actualité - 5 octobre 2022

Le jury :

  • Émilie Larivée-Tourangeau, directrice adjointe de l'information – culture, Le Devoir
  • Philippe Orfali, ex-journaliste et conseiller principal, Communications et rayonnement international, Caisse de dépôt et placement du Québec
  • Roby St-Gelais, journaliste, Radio-Canada

Le mot du jury :

Le reportage met habilement en lumière la popularité, l’effervescence et l’importance du basketball chez les jeunes Montréalais alors que peu de ressources et d’attention y sont consacrées au Québec. Pourtant, les rues de Montréal regorgent de jeunes talents qui se démarquent et se faufilent même parmi les grands athlètes du pays.  Le manque d'infrastructure et de financement pour ce sport central dans la vie de nombreux jeunes talentueux est criant. Ce reportage immersif nous fait découvrir le milieu du basketball de rue à Montréal-Nord et son importance pour une multitude de jeunes passionnés. Avec un storytelling incarné et sensible, Christopher Curtis nous plonge dans un univers méconnu qui mérite plus d’attention, tout comme ses personnages.


GRAND PRIX 2022

Journaliste : Sarah Champagne
Titre du reportage : Documentaire Essentiels et série d'articles « Le grand virage de l'immigration »
Catégorie : Politique et enjeux de société
Média et dates de publication : Le Devoir/Télé-Québec - 21 et 25 janvier 2023

Le grand jury :

  • Paule Beaugrand-Champagne, ancienne présidente de la FPJQ et journaliste retraitée
  • Stéphane Giroux, ancien président de la FPJQ et journaliste, CTV News
  • Armande Saint-Jean, ancienne présidente de la FPJQ et journaliste professeur-chercheuse retraitée

Le mot du grand jury :

Après délibération au sujet des nombreuses et excellentes candidatures soumises, le jury a choisi d’attribuer le Grand Prix Judith-Jasmin 2022 à Sarah Champagne pour son reportage documentaire et sa série d’articles « Le grand virage de l’immigration ».

La qualité exceptionnelle de la recherche ainsi que les nombreuses démarches effectuées s’échelonnent sur plus de deux ans de travail. Le document final présente une excellente synthèse d’un dossier fort complexe, mais relève aussi toutes les aberrations, incohérences, injustices et tracasseries qui caractérisent le problème de l’immigration au Québec.

Le jury tient à souligner l’impact social d’un tel travail journalistique dans la société québécoise, où les difficultés liées à l’immigration se posent de façon tout à fait particulière, aiguë et préoccupante et touchent un très grand nombre de personnes.

Ce reportage regroupe une quantité et une diversité importantes d’éléments informatifs (statistiques, graphiques, récits, témoignages) susceptibles d’éclairer la compréhension de personnes provenant de toutes les couches de la société, voire même de bousculer des préjugés bien ancrés.

Le jury tient aussi à souligner que ce document journalistique a été publié et diffusé sur plusieurs plateformes : une série d’articles dans Le Devoir, des balados en ligne sur le Web et un documentaire diffusé sur antenne à Télé-Québec. Il s’agit là d’une diversification multiforme du genre qu’il est souhaitable de voir le journalisme contemporain emprunter désormais. 


À propos de la FPJQ

Depuis 1969, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire. Organisme sans but lucratif, la FPJQ est la principale et la plus représentative organisation journalistique au Canada.

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