La Cour du Québec vient de trancher aujourd’hui. Un journaliste à l’emploi d’un média peut se représenter lui-même en révision devant la Commission d’accès à l’information (CAI) lorsqu’un organisme public refuse sa demande d’accès à des documents publics.
En 2008, le journaliste-recherchiste de La Presse William Leclerc s’est fait refuser des documents par Hydro-Québec. En révision devant la CAI, Hydro-Québec a plaidé que la demande de révision du journaliste était irrecevable puisqu’il agissait en fait au nom de La Presse. Pour Hydro-Québec, seul un avocat était en droit de représenter le média devant la CAI.
Cet argument d’Hydro-Québec nuit depuis ce temps à tous les journalistes qui veulent contester un refus de document de la part d’un organisme public.
Les médias n’ont pas les moyens de payer un avocat à chaque demande de révision. Hydro-Québec le sait et sa position revient à vouloir empêcher de facto les journalistes d’avoir recours à la Lois sur l’accès.
Hydro-Québec a gaspillé des fonds publics en frais d’avocats pour se donner le droit de cacher des informations et de se mettre à l’abri des journalistes.
Le jugement d’aujourd’hui doit mettre une point final à cette saga et Hydro-Québec doit avoir la décence élémentaire de ne pas porter cette décision en appel.
La FPJQ faisait partie de la coalition de médias qui ont défendu la cause des journalistes devant la Cour. Le regroupement comprenait La Presse canadienne, BDC Communications, Le Devoir, The Gazette, Médias Transcontinental, Gesca et Radio-Canada.