Prises de position de la FPJQ

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire, dans les commissions parlementaires, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans les conseils municipaux, auprès des juges, de la police et des organismes publics dont les politiques de communication entravent le travail des journalistes.

« La FPJQ s’est battue pour la liberté de la presse. Elle est derrière nous tous les jours. Et elle doit le demeurer. C’est pour ça que j’ai ma carte. »

Antoine Trépanier

Journaliste à Radio-Canada Ottawa/Gatineau, arrêté le 13 mars 2018 pour harcèlement criminel alors qu'il tentait d’obtenir une entrevue avec une intervenante.


Voici les prises de position de la FPJQ.

La FPJQ réagit à l’arrestation d’un journaliste de Radio-Canada

La FPJQ s’inquiète de l’arrestation du journaliste Antoine Trépanier, de Radio-Canada Ottawa-Gatineau.

Le journaliste a été arrêté pour harcèlement criminel dans le cadre d’un reportage sur la directrice générale d’un organisme, qui s’est faussement présentée comme avocate et a pratiqué le droit sans autorisation en 2011 et 2012.

Yvonne Dubé, directrice générale des Grands Frères Grandes Sœurs (GFGS) de l’Outaouais, a déposé une plainte à la police de la Ville de Gatineau. Elle a affirmé craindre pour sa sécurité « à la suite de menaces reçues et de communications répétées de la part d’un homme », a indiqué le Service de police, par voie de communiqué.

Antoine Trépanier a été libéré sous promesse de comparaître, après s’être engagé notamment à ne pas communiquer avec la plaignante. Il revient maintenant au Directeur des poursuites criminelles et pénales de déterminer si des accusations seront déposées contre lui.

« Sur une simple dénonciation, sans enquête policière, on a réussi à réduire un journaliste au silence. C’est très inquiétant », affirme le président de la FPJQ, Stéphane Giroux.

Selon le directeur des Services français de Radio-Canada à Ottawa-Gatineau, Yvan Cloutier, le travail d’Antoine Trépanier « respectait à 100 % les normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada ».

La FPJQ s’inquiète du fait que des personnes visées par des enquêtes journalistiques se servent de la police pour museler les journalistes et elle espère que l’affaire ne restera pas sans suite si l’enquête conclut que la plainte n’était pas fondée.

Antoine Trépanier devra se présenter en cour le 20 juin prochain.

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