Prises de position de la FPJQ

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire, dans les commissions parlementaires, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans les conseils municipaux, auprès des juges, de la police et des organismes publics dont les politiques de communication entravent le travail des journalistes.

« La FPJQ s’est battue pour la liberté de la presse. Elle est derrière nous tous les jours. Et elle doit le demeurer. C’est pour ça que j’ai ma carte. »

Antoine Trépanier

Journaliste à Radio-Canada Ottawa/Gatineau, arrêté le 13 mars 2018 pour harcèlement criminel alors qu'il tentait d’obtenir une entrevue avec une intervenante.


Voici les prises de position de la FPJQ.

La FPJQ est déçue de la décision concernant les images de la tuerie de la grande mosquée de Québec

La FPJQ se désole de la décision du juge François Huot de la Cour supérieure du Québec d’interdire aux médias de diffuser les images captées lors de l’attentat survenu à la grande mosquée de Québec le 29 janvier 2017.

La FPJQ estime qu’il n’appartient pas à un tribunal de déterminer ce qui est d’intérêt public et qu’une telle interdiction porte atteinte à la liberté de la presse et au droit du public à l’information.

Règle générale, les médias ne diffusent pas d’images explicites de violence ou qui sont de nature à bouleverser la population, conformément aux normes d’éthiques qu’ils s’imposent.

La FPJQ regrette que le juge n’ait pas retenu les compromis proposés par le consortium des médias contestant la demande d’interdiction de la Couronne visant à expurger des images les passages les plus insoutenables, afin de s’assurer qu’ils ne se retrouvent pas dans l’espace public.

« Nous sommes déçus de voir que le juge s’est attardé à des préoccupations de possible sensationnalisme plutôt qu’à la nécessité, pour les tribunaux, d’être transparents », a déclaré le président de la FPJQ, Stéphane Giroux.

Par ailleurs, les inquiétudes concernant une possible récupération de ces images par des organisations violentes ou terroristes pour glorifier cette tragédie ne justifient pas qu’on en cache les images.

« On ne combat pas la propagande par la censure », a affirmé pour sa part le vice-président de la FPJQ, Jean-Thomas Léveillé.

La Fédération comprend la sensibilité des proches des victimes sur cette question, mais elle est d’avis que les images qui témoignent d’un événement traumatisant sont de puissants symboles qui peuvent faire changer les choses, comme le furent celles du massacre de l’école Polytechnique, d’une fillette nue brûlée au napalm durant la guerre du Vietnam ou, plus récemment, du petit garçon syrien retrouvé mort noyé sur une plage de Turquie.

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