Prises de position de la FPJQ

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire, dans les commissions parlementaires, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans les conseils municipaux, auprès des juges, de la police et des organismes publics dont les politiques de communication entravent le travail des journalistes.

« La FPJQ s’est battue pour la liberté de la presse. Elle est derrière nous tous les jours. Et elle doit le demeurer. C’est pour ça que j’ai ma carte. »

Antoine Trépanier

Journaliste à Radio-Canada Ottawa/Gatineau, arrêté le 13 mars 2018 pour harcèlement criminel alors qu'il tentait d’obtenir une entrevue avec une intervenante.


Voici les prises de position de la FPJQ.

La FPJQ demande à Québec de renoncer à amender la loi sur l’accès à l’information

La FPJQ s’inquiète de la décision du gouvernement du Québec d’amender sans débat la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels, couramment appelée « loi sur l’accès à l’information ».

La ministre Kathleen Weil, responsable de l’accès à l’information, a déposé en février dernier le projet de loi 164, qui aura pour résultat d’empêcher, pendant 25 ans, la publication de certaines parties des mémoires adressés au conseil des ministres. Pendant cette période, il serait donc impossible de savoir sur quelle base le gouvernement a pris ses décisions.

Par ailleurs, le gouvernement veut adopter le projet de loi sans donner au public l’occasion d’en débattre en commission parlementaire, autant dire à la sauvette.

De plus, cette modification à la loi serait déclaratoire, ce qui pourrait affecter les causes pendantes devant les tribunaux, qui doivent déterminer si des ministères doivent divulguer en partie ces mémoires.

C’est une bien triste façon de célébrer les 35 ans de la loi sur l’accès à l’information.

Avant son élection en avril 2014, le gouvernement Couillard avait promis de revoir la loi. Le premier ministre Philippe Couillard s’était engagé à diriger « le gouvernement le plus transparent que les Québécois auront eu ». Bien peu de choses ont été faites dans ce sens.

Rappelons les conclusions de la Commission Charbonneau, il y a à peine deux ans : « La transparence est à la base du fonctionnement de toute société démocratique, notamment parce que les élus doivent répondre de leurs actes devant la population ».

Le Québec est déjà un cancre en matière d’accès à l’information et de transparence ; ce projet de loi le fera reculer davantage.

*Veuillez tenir compte de cette version de ce texte.

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