Prises de position de la FPJQ

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire, dans les commissions parlementaires, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans les conseils municipaux, auprès des juges, de la police et des organismes publics dont les politiques de communication entravent le travail des journalistes.

« La FPJQ s’est battue pour la liberté de la presse. Elle est derrière nous tous les jours. Et elle doit le demeurer. C’est pour ça que j’ai ma carte. »

Antoine Trépanier

Journaliste à Radio-Canada Ottawa/Gatineau, arrêté le 13 mars 2018 pour harcèlement criminel alors qu'il tentait d’obtenir une entrevue avec une intervenante.


Voici les prises de position de la FPJQ.

J’achète local et je m’informe local

Depuis dix mois, la pandémie chamboule nos habitudes. L’achat local gagne de plus en plus d’adeptes, mais cette prise de conscience ne doit pas s’arrêter à nos commerces et à nos producteurs : nos médias aussi ont besoin de l’appui de leur collectivité.
La Fédération professionnelle des journalistes du Québec, section Outaouais, représente plus de 100 journalistes qui travaillent pour un média francophone à Ottawa et en Outaouais. En solidarité pour nos collègues du quotidien Le Droit, nous vous rappelons que l’achat local, c’est aussi s’abonner à son journal local!

Depuis novembre, ce média centenaire vous demande de débourser de l’argent pour avoir accès à son contenu. Vous hésitez à le faire? Rappelez-vous que dans un monde pas si lointain, il fallait payer pour lire son journal papier déposé par le camelot aux aurores. Il s’agit finalement de reprendre nos bonnes vieilles habitudes.

Pour paraphraser La Presse +, l’information de qualité a un prix. Vérifier des faits aussi! Le modèle de l’information gratuite a démontré ses limites.

En cette ère de fausses nouvelles, la population a besoin du travail des journalistes, plus que jamais. Ils passent de longues journées à poser des questions difficiles, mais nécessaires; à séparer le vrai du faux; à rapporter et à illustrer les événements qui nous touchent. Ils ont le devoir et le privilège d’être les garde-fous de notre démocratie. Et ils continueront, tant qu’on le leur permettra.

Votre appui est tout aussi indispensable pour les radios communautaires du Pontiac et de Maniwaki, pour le Bulletin d’Aylmer, L’Info de la Lièvre, L’Info Petite-Nation, et pour tous les autres médias d’information de notre belle région.

Supportons nos médias locaux, permettons-leur de continuer à nous faire comprendre et à rapporter l’impact qu’ont les décisions de nos élus locaux, des instances de santé et celles des autorités scolaires. Sans leur travail acharné, comment savoir réellement ce qui se passe dans nos hôpitaux ? Comment les fonds publics sont-ils dépensés? Et qui pourrait souligner les exploits de nos talents dans les MRC de l’Outaouais et dans l’Est ontarien en sports et en arts ?

Nous devons tous recommencer à payer pour nous informer! C’est notre résolution pour 2021! La survie de l’écosystème médiatique et la vitalité de notre démocratie dépendent du bien essentiel qu’est l’information locale.

Alexandra Angers, présidente, Elizabeth Seguin, vice-présidente, Catherine Morasse, trésorière, Jean-François Poudrier secrétaire, Félix-Antoine Parent, administrateur, Sophy-Anne Brière, membre étudiante, Fédération professionnelle des journalistes du Québec - Section Outaouais

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