Québec, le 29 mars 2023 — La section Québec de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) tient à exprimer sa solidarité avec les employés du quotidien Le Soleil, et plus largement ceux touchés par la fin de l’impression papier des quotidiens régionaux des Coops de l’information (CN2i).
« Il faut bien prendre la mesure du poids historique de l’annonce d’aujourd’hui. Ce n’est pas seulement la fin de l’édition papier du samedi. C’est la fin du papier tout court, une tradition vieille de plus de 125 ans au Soleil. C’est aussi la fin d’un certain modèle d’affaires dont la transformation était amorcée depuis quelques années », commente Alexandre Duval, président de la FPJQ section Québec.
Bien que CN2i ait déjà confirmé qu’une centaine de postes devront être supprimés, la FPJQ section Québec espère que les effets seront les plus limités possible pour les professionnels de l’information et que cette décision permettra au Soleil de maintenir son offre essentielle dans l’écosystème d’information de la région de Québec.
« Avec tous les bouleversements vécus ces dernières années, au Soleil mais aussi dans les médias d’information en général, force est de constater que la question des revenus publicitaires n’a pas encore été réglée. Cela continue malheureusement d’entraîner la prise de décisions difficiles dans des journaux dont les finances fragiles sont loin de refléter l’importance du rôle qu’ils jouent dans notre société », indique M. Duval.
« Comme dans la plupart des pays, les versions imprimées des médias disparaissent à tour de rôle afin de réduire les coûts de distribution pour les médias. Bien qu’il s’agisse de l’application d’une décision qui était prévue depuis un certain temps, qui se fera de manière ordonnée par CN2i, ça démontre l’urgence d’aller de l’avant avec le projet de loi C-18, afin de rétablir un équilibre financier », indique Michaël Nguyen, président de la FPJQ (nationale).
« La législation, qui obligerait les géants du numérique à négocier des ententes avec les entreprises médiatiques pour le partage de leurs contenus informatifs, est un outil qui permettrait aux entreprises de presse canadienne de continuer leur mission d’informer toute la population avec des nouvelles fiables et vérifiées. Depuis déjà trop longtemps, les revenus des entreprises de presse d’ici sont vampirisés par les géants technologiques américains, causant des dommages, parfois irréparables », ajoute M. Nguyen.
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Au sujet de la FPJQ section Québec : Relevant de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), la section régionale de Québec défend les droits de plus de 150 membres sur le territoire de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, en plus d’organiser des ateliers, des débats et des formations sur le journalisme.