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Une cellule de crise, en temps de crise

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Par Catherine Lafrance, directrice générale

Depuis le début de cette crise, on nous balance, jour après jour, une montagne de chiffres; nombre de cas, hospitalisations, nombre de lits disponibles, guérisons, décès, etc. Sans parler du PIB, des hauts et des bas de la bourse et de la dette grandissante des gouvernements du monde entier. Des statistiques qu’on nous explique à coup de schémas. Le dessin de la fameuse courbe qu’on doit aplanir va illustrer notre époque comme les boîtes de soupe Campbell ont symbolisé le pop art des années soixante.

C’est normal, ils résument à eux seuls l’ampleur du phénomène actuel, ces chiffres. Sauf que, bien qu’ils soient révélateurs, ils sont comme l’arbre qui cache la forêt. Derrière eux se cachent des histoires de vie. Ces histoires, il y en a des belles; on a tous vu par exemple ces musiciens qui, dans une étonnante mosaïque plein écran, ont réussi le tour de force de jouer des symphonies, des quatre coins du monde, à l’unisson et sans une fausse note. Il y en aura encore des comme ça, c’est sûr, parce que cette crise, si elle révèle parfois le pire de l’humain, elle dévoile aussi le meilleur.

Sauf qu’il y a également autre chose; derrière l’horizon, fut-il dessiné aux couleurs de l’arc-en-ciel, des petits drames commencent à poindre; des rêves bousillés faute d’argent, des carrières ont été brisées parce que des médias se seront lancés dans des rondes de mises à pied, ou auront dû fermer leurs portes. Pour certains, #çanevapasbienaller. Il y aura des vies à reconstruire.

Ces histoires, on commence à nous les raconter. Elles nous parviennent par courriel de temps en temps, ou par un post sur Facebook. Dans le monde de l’information, en ce moment, l’inquiétude est palpable. Bien sûr, les mesures fiscales annoncées par le gouvernement fédéral vont aider à soutenir la profession. Bien sûr, l’aide d’urgence va permettre aux journalistes qui ont déjà perdu leur emploi de souffler un peu. Pour un certain temps, du moins. Mais après, que se passera-t-il ? La question tourne dans la tête de bien des gens en ce moment.

Après, quand le pire sera passé et que nous reviendrons à ce qui sera un nouveau normal, il faudra recoller les morceaux. Pour ce faire, nous devons brosser un portrait de la situation. C’est, entre autres, pour cette raison que nous avons mis sur pied une cellule de crise, cette semaine; pour agir dans l’urgence, au fur et à mesure que les problèmes surviendront et aussi pour raconter toutes les histoires; les belles et les moins belles, les petits et les grands drames.

Lire le communiqué.

Prenez soin de vous.

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IMPORTANT :

Cette crise n’est pas que sanitaire, elle est aussi économique. Des journalistes ont déjà perdu leur emploi.

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