Nouvelles

Et ensuite ?

Articles - Image d'intro
Par Catherine Lafrance, directrice générale

Après cinq semaines de confinement plutôt strict, on commence à entrevoir la lumière au bout du tunnel. La preuve : il sera bientôt possible de laisser les petits au service de garde et les grands à l'école. Mieux : on peut déjà installer ses pneus d'été, acheter ses semis et ses fleurs en pot. Bref, ça sent le déconfinement graduel, à défaut de sentir le printemps. Mais est-ce que ça veut dire un retour à la normale à court terme et à moyen terme ? C'est la question à dix mille dollars.

Et, de toute façon, qu'est-ce que la normale ?

Pour bien des gens, ça veut dire le retour au travail, pour d'autres, le retour à une certaine innocence pré-pandémie, alors que – on a presque des frissons juste à y penser – on pouvait, par exemple, s'entasser à deux ou trois sur un même banc de parc, se marcher sur les pieds dans l'autobus à l'heure de pointe ou assister à un spectacle dans un espace bondé, sans avoir l'impression que ça équivaut à une condamnation à mort. Ça, c'est pas pour demain, nous dit-on. Et pour les médias, ça veut dire quoi, le retour à la normale ? Est-ce que ça veut dire revenir à une période de crise ? Nan, pas celle-là. Vous savez bien… celle d'avant. On vous en a déjà parlé. Souvent. La crise pré-crise.

Depuis la crise sanitaire qui a bouleversé nos vies, les entreprises de presse sont passées d'une situation difficile, à une situation ultra précaire. Le peu d'annonceurs qui leur restaient – ceux qui n'avaient pas décidé d'annoncer sur le Web pour faire vivre des géants américains déjà assez riches merci – n'ont plus rien à annoncer, parce qu'ils ont dû soit fermer leurs portes, soit annuler leurs activités.

Il faudrait faire mieux que ça.

Tant qu'a survivre à une crise planétaire, aussi bien repartir sur de bonnes bases, non ? Il faudra reparler encore de financement, d'aide gouvernementale, etc. Et nous le ferons. Encore et encore.

On peut bien accepter, comme société, d'avoir perdu pour un certain temps le droit aux câlins et à une certaine légèreté - on est fait forts -, mais certainement pas le droit d'être informés.

Retour à la liste des nouvelles

 

IMPORTANT :

Cette crise n’est pas que sanitaire, elle est aussi économique. Des journalistes ont déjà perdu leur emploi.

Si c’est votre cas et que vous êtes membre, la FPJQ vous annonce que vous pourrez bénéficier de nos services pendant encore au moins six mois.